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Rattrapons le retard : Généalogie en Tunisie
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Alors qu’en Occident, on assiste à une poussée fiévreuse sans précédent des recherches généalogiques, chez nous, on semble abandonner une tradition très passionnante et surtout très utile.
Férus de recherches et surtout d’archivages généalogiques, il y a quelques dizaines d’années, les Tunisiens semblent aujourd’hui et depuis un bon bout de temps délaisser ce centre d’intérêt.
Alors que nous appartenons à une culture arabo-islamique très portée sur la généalogie depuis des siècles avec de solides racines anté-islamiqu (ilm al anceb), et que partout dans le monde, surtout en Occident, on assiste à une véritable poussée fièvreuse généalogique sans précédent attisée par les recherches comparatives sur l’ADN (l’acide déoxyrhibo nucléique des gènes), chez nous, on ne porte guère d’attention à cette activité. Pire, nous semblons ne prêter aucune attention à actualiser les arbres généalogiques déjà existants. Ajoutons à cela la mobilité géographique des familles, les soucis quotidiens, l’individualisme galopant et le résultat est tout simplement effrayant. On ne se connaît plus au sein d’une même famille élargie. Et même quand l’occasion se présente, et à moins de trouver un intérêt direct, on ne fournit aucun effort pour se situer mutuellement par rapport aux grands-parents.
Les Tunisiens se contentent aujourd’hui de répéter d’une façon un peu mécanique, à part ceux dont le patronyme se réfère directement à une grande tribu connue, qu’ils viennent d’Arabie, de Haute-Egypte, d’Andalousie, du Maroc, de Turquie (ou de territoires sous domination ottomane), etc.
D’autres savent qu’ils sont berbères de père en fils (avec mélange de sang en cours de route bien sûr).
Pourquoi, donc, cette indifférence pour la collecte, le traitement et la conservation d’informations très importantes, alors que les possibilités de recherche existent bel et bien (archives, minutes de notaires très anciennes, registres de l’état civil, etc).
Aux Etats-Unis, et à part les spectaculaires centres gérés par l’église mormone, on assiste aujourd’hui au développement des recherches généalogiques à partir de l’ADN et les résultats sont comparés à des échantillons formant de gigantesques bases de données.
En Europe aussi, des centres spécialisés ont vu le jour, des publications, des associations, des chercheurs, des logiciels puissants, des sites Internet, etc.
La généalogie, elle-même en tant que science, a connu de véritables révolutions dans ces paradigmes et méthodes.
Devant ce développement fulgurant des activités et des connaissances relative à ce genre bien précis d’information, nous, Tunisiens, sommes vraiment très en retard. Il est pourtant très facile de le rattraper car la base existe.
F.A - LaPresse - 31-05-2008
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Dernière édition: 02/02/10 à 01:25 Par admin.
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Re:Rattrapons le retard : Généalogie en Tunisie
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admin écrit:
Alors qu’en Occident, on assiste à une poussée fiévreuse sans précédent des recherches généalogiques, chez nous, on semble abandonner une tradition très passionnante et surtout très utile.
nous, Tunisiens, sommes vraiment très en retard. Il est pourtant très facile de le rattraper car la base existe.
Merci Aymen pour cet article que je trouve intéressant: D'abord, il nous situe par rapport aux autres dans le domaine de la généalogie, ensuite il pourrait constituer pour nous un point de départ pour avancer .
Mais pour avancer il nous faut une étude objective de la nature du terrain; en effet c'est la nature du terrain qui devra nous aider à trouver les outils adéquats pour un travail efficace.
Sur ce plan, je dirais que le terrain présente pas mal de difficultés pratiques se traduisant notamment par:
.La bureaucratie administrative: Aujourd'hui, l'Administration tunisienne est extrêmement touffue et impénétrable à cause de la lourdeur des procédures; cet état constitue un véritable frein pour notre cause
.la dispersion des documents entre plusieurs centres d'intérêts au point où l'on peut ne pas savoir où trouver certains documents; ceci nous dicte le besoin de répertorier la nature des documents utiles à la recherche généalogique dans notre pays, et la désignation de leur emplacement
J'avais lancé dans un autre sujet l'idée de création d'une association de généalogie. Une telle structure, si elle est encadrée par des membres compétents , pourra peut-être "déblayer" le terrain. Peut-être aussi qu'avec si El Hédi Ben Zarkouna, s'il est d'accord sur le principe, nous pourrons avancer sur ce sujet.
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Dernière édition: 02/02/10 à 18:14 Par Moncef.
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Re:Rattrapons le retard : Généalogie en Tunisie
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Je suis disponible pour la réalisation d'un tel projet de même que je suis à l'écoute de toutes les suggestions permettant de nous aider dans notre démarche. Je dois tout simplement avouer que je n'ai pas assez d'expérience dans le domaine associatif et que pour cette raison, tout conseil sera précieux.
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